L'Etincelle
Le Château d'Autry, Autry-le-Châtel, Loiret - EXTRACTS

12 minutes
Réalisation/Montage Diane Guyot de Saint Michel
Création sonore Nicolas Bralet

Agence d'Architecture Philippe Prost http://www.prost-architectes.com/
Le projet consiste en la réalisation du clos et couvert (gros-oeuvre et pierre de taille, charpente, couverture ardoise, menuiserie) d'un château du XIVème siècle, endommagé lors d'un incendie en 2003. Le château a connu plusieurs restaurations notamment au XVIIème, XVIIIème et fin XIXème.

Un Canal en Impasse
La Réhabilitation de la Darse du Fond de Rouvray, Paris

Darse du Fond de Rouvray from diane guyot on Vimeo.

18 minutes
Réalisation/Montage Diane Guyot de Saint Michel
Création sonore Nicolas Bralet

Agence d'Architecture Philippe Prost http://www.prost-architectes.com/
Reconversion des anciens ateliers des canaux situés le long de la Darse du Fond de Rouvray, à proximité immédiate du parc de la Villette. Le programme comprend la réhabilitation du pavillon en meulière, la restructuration de l'atelier en brique et pierre.
Architecte : Philippe Prost
Chef de projet : Jean Marc Jehan
Maître de l'Ouvrage Ville de Paris - Service des canaux
Maîtrise d'ouvrage déléguée : Semavip.
Surface 1700m²
Coût 5,6 M.M €
Etudes & Réalisation 2003- 2009
Architecte : Philippe Prost
chef de projet : Gaël Lesterlin
Maître d'ouvrage : syndicat des copropriétaires du Château d'Autry-le-Châtel
Surface : 900m2 environ
coût : 1 138 000Ht
Etude : 2003-2006
chantier : septembre 2007 - juin 2009

Sur un plateau
45 logement sociaux, Clichy-sous-Bois

Clichy-sous-Bois from diane guyot on Vimeo.

18 minutes
Réalisation/Montage Diane Guyot de Saint Michel

Agence d'Architecture Philippe Prost http://www.prost-architectes.com/
Architecte : Philippe Prost
Chef de projet : Dominique Blanchon
Assistée de Siham Laadjal
Maîtrise d'ouvrage déléguée : Immobilière 3F
Surface 4650m²
Coût 5,9 M.M €
Etudes & Réalisation 2006- 2009

La Cour des Images
Bourg-lès-Valence, Drôme - Extraits

Agence d'Architecture Philippe Prost http://www.prost-architectes.com/
Le projet architectural vise d'abord à mettre en valeur l'architecture de la cartoucherie, véritable monument d'architecture industrielle faisant face au château de Crussol, ensuite à tirer parti de ses potentialités pour accueillir de nouvelles activités centrées autour du dessin animé avec Folimage, la Poudrière et l'Equipée.
Pour autant l'esprit des lieux doit être conservé, car ces ambiances résultant de la combinaison des espaces, des structures et des matériaux, des couleurs et des lumières, sont la mémoire d'une activité disparue, des ambiances qui fascinent les futurs occupants, et qui appartiennent à l'histoire de Bourg-lès-Valence, de ses habitants.
L'architecture de la Cartoucherie est une architecture industrielle de très grande qualité. La répétitivité de la façade lui confère une dimension monumentale que son inscription dans un fort dénivelé renforce encore. L'un des enjeu majeur du projet est de redonner à l'édifice, véritable monument industriel, toute son unité et de le retaurer afin d'assurer sa pérennité.
Le projet de paysage développe les deux qualités principales du site, par sa géographie, il est un site en vue, par son histoire, il est la trace d'un regard utopique et généreux sur le monde façonné pour et par la culture du regard et du dessin.
Architecte : Philippe Prost
Chef de projet : Mathilde Mouchel, assistée de Etienne Chevreul-Demas et Lorène Pouliquen
Bureau d'études : Sletec Ingénierie
Paysagiste : David Besson-Girard

Maître d'ouvrage Ville de Bourg-lès-Valence
Surface 6000m²
Coût 8,5 M.M €
Etudes & Réalisation 2005- 2009


COURS PUBLIC D’HISTOIRE DE L’ARCHITECTURE ET DE LA VILLE 2011-2012

Architectures et paysages de l’industrie, l’avènement d’un patrimoine
http://www.citechaillot.fr/

Jeudi 02 février 2012 // Recycler l’architecture industrielle

Avec le déclin, à partir des années 1970 des pans entiers de l’activité industrielle en Europe, la tentation d’en effacer toute trace bâtie a été d’autant plus grande, que le traumatisme économique et social fut violent. La reconversion de ce patrimoine bâti est très vite apparue comme l’unique moyen d’en éviter la démolition et au-delà d’en assurer la conservation. Loin d’être achevé, ce processus se poursuit avec la mondialisation industrielle en cours, mais désormais avec une expérience accumulée, un savoir-convertir constitué. Et ce qui apparaissait, il y a trente ans comme une somme de contraintes à la base d’un pari risqué est désormais généralement perçu comme une belle opportunité fondée sur de véritables atouts. La conservation in-situ de machines comme d’équipements techniques participe d’un effort de préservation de l’esprit comme de la mémoire des lieux.

A l’instigation d’historiens comme de scientifiques, d’associations comme d’élus, la multiplication des projets réalisés au cours des trente dernières années a démontré l’étonnante capacité de ces architectures à accueillir de nouveaux usages; la diversité des programmes, qu’ils soient publics ou privés, en atteste : habitat, bureaux, commerces, équipements culturels.

Aujourd’hui la question de la reconversion ne se pose plus à l’échelle de l’édifice, mais du site tout entier comme de son paysage. En termes de projet urbain, les friches industrielles offrent de nouveaux champs d’expérimentation pour un développement durable des territoires, comme la réutilisation des bâtiments s’inscrit désormais dans une approche environnementale de la construction. Qu’il s’agisse de matériaux, de bâtiments ou de friches, recycler est le maître mot.

Lundi 12 décembre 2011 // Transformer et conserver

Toujours les bâtiments comme les sites industriels ont été amenés à évoluer sous l’effet de l’installation de nouvelles machines, de l’utilisation d’une nouvelle source d’énergie, de la fabrication de nouveaux produits. A tel point que lorsque leur activité cesse, ils se trouvent sans doute plus disponibles que bien d’autres patrimoines pour connaître un changement complet d’affectation et répondre à de nouveaux usages. Leurs caractéristiques physiques, leurs qualités fonctionnelles sont pour beaucoup dans leur capacité à accueillir de nouveaux programmes.

Ainsi s’agissant du patrimoine industriel, réutiliser, reconvertir, renouveler l’emportent presque toujours sur restituer, restaurer, réhabiliter. C’est là un terrain d’expérience architecturale particulièrement fertile, depuis près de quarante ans, pour qui se pose la question du faire avec, de l’intervention sur l’existant, et ce d’autant plus librement que le patrimoine industriel n’a bénéficié que de peu de protections au titre des monuments historiques et encore bien souvent uniquement au titre de ses équipements techniques.

Les rapports initiaux forme/fonction/structure définissent les potentialités de l’édifice pour un nouvel usage ; les déchiffrer est le fondement indispensable à tout projet. Les capacités structurelles et physiques du bâtiment conditionnent les choix programmatiques, définissent les limites des possibles au-delà desquelles matérialité et spatialité originelles seraient irrémédiablement perdues.
Au plan théorique comme au plan technique, le patrimoine industriel offre un espace de réflexion, d’action et d’innovation particulièrement riche, dont certaines approches peuvent aujourd’hui être étendues à tous les champs patrimoniaux.